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Rainbow School Paris : 90 élèves, 30 nationalités, un uniforme

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Des élèves et des enseignants du monde entier, un curriculum bilingue français-anglais et un uniforme scolaire. Rainbow School est l’archétype d’une école internationale.

Une école ouverte sur le monde

Rainbow School Paris est une école internationale bilingue située à La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine. L’établissement a été fondé en 2003 par Bénédicte Lartigue, à son retour de Londres où elle avait enseigné et expérimenté différentes approches pédagogiques. L’école a ouvert modestement, à Courbevoie, avec trois élèves de maternelle au début, puis les classes se sont remplies. « Le bouche à oreille a fonctionné. En 2011, nous avons ouvert le primaire et déménagé vers La Garenne Colombes. Aujourd’hui, nous comptons trois classes de maternelle et cinq de primaire pour un effectif de 90 élèves. »

L’école accueille des enfants d’une trentaine de nationalités différentes. Parmi eux des enfants d’expatriés, des familles francophones et d’autres issus de couples mixtes, qui sont à la recherche d’un compromis en matière de scolarité. C’est précisément la force de Rainbow School Paris : proposer un enseignement comprenant le système français mais enrichi avec d’autres approches éducatives. « L’idée, c’est de prendre le meilleur de chaque système : pour les mathématiques, la méthode de Singapour, pour l’apprentissage de l’anglais, le curriculum Cambridge, et pour le français, le programme de l’Éducation Nationale. »

Lorsqu’ils sont en maternelle, les enfants reçoivent 70% de l’enseignement en anglais et 30% en français. Dès leur arrivée au primaire, le ratio est porté à 50-50 entre les deux langues. « La mixité culturelle de l’école, c’est notre richesse et cela permet de développer l’ouverture d’esprit des enfants. Nos professeurs reflètent aussi cette diversité car ils viennent des cinq continents. »

L’uniforme scolaire : un pied d’égalité

Ici, l’idée d’une tenue commune obligatoire s’est imposée dès le départ, en résonnance avec l’inspiration anglaise de l’école, et aussi pour des raisons très pratiques : la diversité de provenance des élèves entraîne des normes vestimentaires très variées. « Certaines familles, peu habituées à notre climat, superposaient les vêtements en espérant que ça tienne chaud. Tout le monde n’a pas le même référentiel, finalement le port de l’uniforme simplifie aussi la vie des parents, le matin au moment de l’habillage. »

Au-delà des aspects pratiques, l’uniforme scolaire rassemble les enfants et leur donne un dénominateur commun. Anastasia, professeur de français langue étrangère, développe : « L’uniforme permet d’effacer les différences et de forger l’appartenance à l’école, en début d’année, cela favorise l’intégration des uns et des autres. »

Yuri, élève de CM1, a fréquenté auparavant une école dans laquelle il n’y avait pas de code vestimentaire ; il se souvient de moqueries : « Un enfant avait dit à un autre que ses habits étaient moches ! Ici, ça ne risque pas d’arriver sinon celui qui dit ça est moche aussi car on a tous les mêmes vêtements ! »

L’uniforme est aussi une partie intégrante du projet pédagogique : « Cela permet de se concentrer sur ce que l’enfant est et non sur ce qu’il porte comme vêtements. L’uniforme structure beaucoup les élèves. » Dans le même ordre d’idée, Anastasia souligne que le port de l’uniforme scolaire aide à instaurer une différence entre le comportement à la maison et celui attendu à l’école. « La tenue encourage à la rigueur et à la discipline, les élèves savent qu’ils viennent à l’école pour travailler. »

Une tenue conçue pour être confortable, pratique et élégante

Concrètement, les enfants de la maternelle portent des habits de couleur rouge tandis que les primaires revêtent le bleu marine. Le choix de vêtements est conséquent (chemise, polo, tenue de sport, jupe, pantalon, bermuda, robe, veste polaire, cardigan, sweat-shirt) et l’ensemble est brodé au logo de l’école. La composition de l’assortiment s’est fondée sur des critères de praticité, de confort et d’élégance : « Il faut que les enfants aient une liberté de mouvement pour l’ensemble de leurs activités. »

Milah, élève de CM1, a cependant quelques suggestions : « On est la Rainbow School, je verrais bien un style multicolore pour qu’on forme un arc en ciel ! Ça serait bien aussi qu’on ait des chaussures d’uniforme ! » Yuri ne partage pas forcément cet avis et préfèrerait être tout en gris, sa couleur préférée. Les deux enfants tombent cependant d’accord sur un point : « On aimerait bien que les adultes de l’école portent aussi l’uniforme plutôt que de s’habiller comme ils veulent ! »

Yuri et Milah ont remarqué que, parfois, lorsqu’ils se rendent à l’école, ils sont regardés avec curiosité dans la rue mais cela ne les gêne pas : « On se sent bien avec l’uniforme, c’est la classe et on n’est pas harcelés. C’est nous quoi ! »

Même si les élèves sont contents et fiers d’arborer, chaque jour, leur uniforme, le règlement est parfois fait pour être assoupli. Une fois par trimestre, juste avant les vacances, les enfants ont le droit de venir sans porter la tenue habituelle. Une journée particulièrement prisée par les petites filles coquettes qui, bien qu’elles apprécient leur uniforme, aimeraient parfois plus de variété. Milah en profite pour porter « une veste hypra cool et des collants ! »

Un engagement social

A la Rainbow School Paris, l’uniforme scolaire sert aussi l’engagement social de l’école. La directrice détaille: « Nous avons établi un partenariat entre notre fournisseur, Mon Uniforme Scolaire, et Pankh, une organisation caritative indienne. Pankh confectionne certaines pièces de vêtement, notamment des chemises, chemisiers et robes en Vichy. En produisant et en commercialisant ces vêtements, Pankh soutient des communautés rurales en Inde : l’organisation forme des femmes à la couture et leur permet, par un revenu stable, d’accéder à l’autonomie. À l’école, la communauté indienne est importante ; aussi sommes-nous particulièrement heureux de ce partenariat qui fait vivre nos valeurs et a du sens pour les familles de nos élèves. »

Interviews et rédaction : Stéphanie Michelini – Juin 2025

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